Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir
Vers le bas

Longtemps « homme de l'ombre », chef de projet chez Tricatel, remixeur pour Bertrand Burgalat, Catastrophe et Chassol, Charles Dollé signe avec Panthère à la fenêtre son premier album après deux EP. Un disque nourri par le roman Des éclairs de Jean Echenoz, enregistré sans plan ni calcul.
Le félin, c’est un chat tout simplement, qui se transforme en panthère pour qui veut bien l’avoir. C’est l’idée de la sublimation. Matisse disait qu’il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir. C’est l’idée de voir du magnifique dans des choses extrêmement banales du quotidien : vous vous baladez dans la rue et vous tombez sur un chat en vitrine, et c’est pourtant ça. Et j’aimais bien aussi l’idée qu’il y a un truc un peu menaçant, un peu dur en cage – quelque chose qui peut nous sauter au visage à tout moment. Une métaphore de notre temps, où l’on vit dans un monde toujours plus flippant. Et ça s’est retransmis sur la pochette, où je suis assis sur un canapé qui prend feu. Je n’aurais pas aimé que ça fasse écho à l’actualité de cet été, mais bizarrement, ça fait écho.
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Le Carnet de La Fringale Culturelle n°181
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