« Proust est l’auteur le plus drôle que j’ai jamais lu »
Vers le bas

Philosophe et fin connaisseur de Marcel Proust, Henri de Monvallier nous invite à redécouvrir l’auteur d’À la recherche du temps perdu loin des clichés qui entourent son œuvre. Pourquoi Proust résonne-t-il encore avec notre époque ? Comment entrer dans cette œuvre monumentale sans se laisser intimider ? Et si l’une des meilleures portes d’entrée était tout simplement le rire ? Henri de Monvallier nous livre ses conseils de lecture et raconte pourquoi Proust reste, à ses yeux, « l’écrivain absolu ».
Henri de Monvallier : Parce que À la recherche du temps perdu est, comme L’Homme sans qualités de Musil, qui décrit la fin de l’Empire austro-hongrois à peu près à la même époque, le roman de la fin d’un monde. L’aristocratie a le prestige du nom et des manières, mais elle est concurrencée par la bourgeoisie montante à fort capital économique. C’est l’opposition entre les Guermantes et les Verdurin. Dans Le Temps retrouvé (posth., 1927), la boucle est bouclée : Madame Verdurin épouse le prince de Guermantes et devient princesse de Guermantes.
⟢ ACHETER CE NUMÉRO
Retrouvez cet article dans
Le Carnet de La Fringale Culturelle n°2
⟢ S'abonner
Accèdez à tous les entretiens, aux magazines numériques et aux archives.
⟢ La fringale culturelle newsletter
