Garder en soi le miel de l’enfance
Vers le bas

Avec Tout le miel de la vie (Albin Michel), Christian Signol revient à la Dordogne de l'après-guerre. Alban, six ans, y veille sur son père, François, apiculteur guérisseur au cœur simple qui parle à ses abeilles, tandis que le village se tait sur la disparition de sa mère, Mélinda. Entre secrets de l'Occupation, famille de réfugiés espagnols et filiation du cœur, l'un des romanciers préférés des Français signe un roman lumineux sur l'enfance. Rencontre avec un écrivain qui n'a jamais rompu le lien avec la nature.
Parce que ce père, François, est un homme simple d’esprit, très fragile, qui s’occupe davantage de ses abeilles que de son fils. Alban lui pose des questions sur la disparition de sa mère, et il n’y répond pas. C’est donc le fils qui fait fonction de père. J’ai connu des hommes de cette sorte, très fragiles mais d’une bonté et d’une innocence extraordinaires. Ce qui est de plus en plus rare aujourd’hui.
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Le Carnet de La Fringale Culturelle n°185
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