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Le procès du capitalisme à table

Crédit visuel : Céline Nieszawer

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Écrivain suisse romand fidèle aux Éditions Zoé, Michel Layaz publie Un imprévu, une variation contemporaine sur La Panne de Dürrenmatt : un PDG de multinationale, victime d'une panne de téléphone, se retrouve jugé par quatre femmes le temps d'un dîner. Rencontre avec un romancier qui refuse de trancher entre satire et sincérité.

LE CARNET DE LA FRINGALE CULTURELLE :
<em>La Panne</em> de Dürrenmatt : pourquoi revenir à ce texte, et que vouliez-vous déplacer en le réécrivant aujourd'hui ?
Michel Layaz :

C’est un texte qui m’a marqué parce qu’il pose la question de la justice. Qu’est-ce que la justice ? Pourquoi lui faire confiance ? Et parce qu’il montre que le langage crée la réalité. Sur la base des mêmes faits, on peut décreter qu’un homme est un sombre imbécile ou un génie du crime. Dans La Panne, il s’agit d’un homicide. Moi, j’ai inversé la trame : ce sont de jeunes femmes très compétentes qui jugent mon personnage, Erik Dogam, et elles comprennent qu’il ne faut pas l’accuser d’un homicide, mais d’un écocide.

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Le Carnet de La Fringale Culturelle n°182

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