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« J’espère que le public ressentira cette énergie particulière, électrique, qu’on a tous ressentie en faisant ce film. »

Crédit visuel : Paramount

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Réalisateur du blockbuster Street Fighter, au cinéma dès le 14 octobre 2026, adapté du jeu culte de Capcom, Kitao Sakurai revient sur ce geste de fan assumé : revisiter en 1993 l'âge d'or de Street Fighter II, entre hommage à l'absurde du jeu et profondeur inattendue de ses icônes.

LE CARNET DE LA FRINGALE CULTURELLE :
Votre cinéma a toujours été marqué par l'irrévérence, l'imprévisibilité, une forme de chaos maîtrisé. Qu'avez-vous reconnu de votre propre style dans l'univers de <em>Street Fighter</em> ?
Kitao Sakurai :

« Chaos maîtrisé », c’est une belle façon de le dire. J’ai passé plus de dix ans à travailler avec Eric Andre sur The Eric Andre Show et sur notre film Bad Trip – d’ailleurs, Eric a un rôle dans Street Fighter. Si vous connaissez l’émission, vous savez que je suis très attiré par l’absurde, par le fait de bousculer les codes et les conventions, par la comédie physique, par un sens général de l’anarchie et de l’imprévisible. Tout ça se retrouve largement dans ce film. En tant que jeu, Street Fighter porte en lui une forme d’absurdité gonzo depuis toujours. En surface, c’est une distribution de personnages incroyablement bizarres qui se battent entre eux, mais il y a aussi, entre eux, une alchimie tendre et sincère qui me semble tout aussi essentielle à son esprit. C’est ce qui m’a vraiment parlé.

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Le Carnet de La Fringale Culturelle n°182

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