« Ce que je cherche, ce n’est plus qu’on me regarde. C’est qu’on ait envie de me lire. »
Vers le bas
Avec Bonne Figure, son second roman, Simon Chevrier revient sur ses années de mannequinat pour en tirer un texte sec et sensoriel, où le corps se raconte par le geste plutôt que par l’introspection. Il y puise dans sa propre expérience, couchée sur le papier dès 2018 puis entièrement reprise des années plus tard. Il y raconte Léo, jeune visage promis aux podiums, et ce moment précis où l’on cesse d’être une personne pour devenir une image.
Le roman fonctionne comme une boucle : le narrateur se réveille au tout début, dans sa chambre, un endroit rassurant, presque un cocon – et le livre se referme sur un coucher. Cette symétrie comptait beaucoup pour moi. Je voulais aussi commencer doucement, poser une respiration avant d’accélérer vers le cœur du sujet. Entrer par le trajet, c’était choisir une montée progressive plutôt qu’une plongée immédiate dans l’univers du casting.
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