Artus célèbre son succès !
4 septembre 2024
Par Christophe Mangelle et Alexandre Latreuille – Photos de Pascal Ito
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Dans un paysage cinématographique et humoristique en constante évolution, Artus se distingue par son audace et son engagement. Le film Un p’tit truc en plus a été propulsé grâce à l’éngouement des spectateurs, faisant rougir les producteurs et la presse qui n’y croyaient pas. Il n’a pas seulement conquis les salles obscures, mais a surtout réussi à toucher le cœur du public en abordant des sujets délicats avec une sincérité désarmante. C’est plus de 10 millions d’entrées. En mêlant habilement comédie et réflexion sociale, Artus s’impose comme un artiste complet et engagé, déterminé à utiliser sa notoriété pour faire évoluer les mentalités. Dans cet entretien exclusif, il se confie sur les défis et les succès de son film, les coulisses de sa création, et son ambition de continuer à surprendre et à rassembler au-delà des cases et des préjugés. Une rentrée s’annonce chargée car l’artiste revient sur scène à Paris au Théâtre Édouard VII dès le 26 septembre avec également de nombreuses dates dans les grande salles de France avec son spectacle qui s’appelle tout simplement One man show, comme une évidence. Il promet une liberté de ton assumé.
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LFC : Revenons sur une chose. Pourquoi avez-vous tenu à aborder l’handicap dans le film Un p’tit truc en plus ?
Artus : Ce sujet m’a toujours touché parce que j’avais envie de changer le regard sur le handicap. Nous sommes dans une époque où on nous fait croire qu’on est tous égaux, mais ce n’est pas vrai et tant mieux. Nous sommes grands, petits, gros, arabes, hommes… Notre diversité est une force qu’il faut mettre en avant. Il me semblait important de montrer ce qu’on ne montre pas souvent : les personnes en situation de handicap en France représentent 14% de la population et pourtant, comme elles ne font pas beaucoup de bruit, nous en entendons rarement parler. Contrairement à des sujets qui font beaucoup de bruit, sur lesquels nous mettons la lumière alors qu’ils touchent peut-être moins de monde. Donc, j’avais cette volonté de dédramatiser le handicap en l’abordant sur un ton différent que « Ah, les pauvres ». Non, non, tout va bien !
LFC : Votre objectif était de donner de la visibilité à la différence.
Artus : Oui, mais surtout en la gommant un maximum. Je voulais montrer que cette différence, c’est nous qui en faisons toute une montagne. Moi, je suis persuadé qu’il y a des milliers de gens dans le monde qui n’ont pas la carte d’handicapé et qui sont pourtant bien plus handicapés que les personnages de mon film. En fait, qui décide au fond de la normalité et du handicap ? Je me sens plus proche de certains de mes personnages que d’un mec qui tape sur sa femme ou qui aurait une croix gammée dans le dos. L’idée, c’est aussi de questionner les gens sur la notion de normalité.
LFC : Dans le film, vous montrez une liberté que nous n’avons pas.
Artus : Je pense que c’est davantage une liberté que nous avons perdue. Les codes sociaux nous ont appris à cacher nos faiblesses. Aujourd’hui, nous commençons de plus en plus à parler de la santé mentale et à assumer d’aller voir un psy, etc., donc c’est bien. Mais eux, ils ne connaissent pas cette barrière. Ils sont entièrement libres de dire « je t’aime », d’assumer d’être heureux, de dire ce qui leur plaît ou non, etc. C’est quelque chose que nous avons du mal à faire. Et même dans le toucher. Personnellement, j’ai un rapport au toucher qui est important, j’aime bien prendre les gens dans mes bras, j’aime bien prendre une main, et aujourd’hui, avec tout ce qui se passe, nous avons l’impression que nous nous éloignons de plus en plus. Nous n’osons plus nous toucher sans qu’il y ait une arrière-pensée, alors qu’un câlin, ça fait du bien. C’est hyper réconfortant.
LFC : Oui, d’ailleurs, il y a une scène dans le film où le personnage que vous endossez se sent mal à l’aise par le seul fait que l’un d’eux soit très proche de vous….
Artus : On nous a tellement monté la tête là-dessus… Comme il y a malheureusement des gens qui se comportent mal et qui font les choses mal, nous avons l’impression qu’on doit arrêter de le faire parce qu’il y a un mec qui prend la main d’une femme avec de mauvaises intentions. Alors évidemment qu’on ne va pas aller dans la rue prendre la main d’un inconnu ! Ce que je veux dire, c’est que même le simple fait de sourire dans la rue à des gens peut nous faire passer pour un psychopathe, de plus, les gens peuvent parfois prendre peur et se méfier. Au contraire, nous avons le droit d’être de bonne humeur, d’être dans la rue, de dire bonjour et de sourire. Et pourtant, non, quand nous disons bonjour dans la rue à des gens, les trois quarts des gens vont nous prendre pour le fou du coin.
LFC : Comment êtes-vous parvenu à réaliser ce film de manière aussi juste ?
Artus : D’abord, j’aimerais remercier mes producteurs qui ont été géniaux, je n’aurais pas pu avoir de meilleurs alliés qu’eux. En fait, je leur ai expliqué qu’il fallait absolument que je choisisse les comédiens avant d’écrire les dialogues. Je ne voulais surtout pas créer des personnages qu’ils allaient interpréter : je voulais vraiment écrire pour eux. Et grâce à cela, c’est eux qui font le film. Par exemple, Arnaud est un vrai fan de Dalida. Chacun apporte une touche singulière sans que j’aie besoin de les accompagner à faire semblant. Et en plus, c’était aussi une façon de me protéger, parce que si j’avais inventé un trisomique fan de Dalida, certaines critiques auraient pu remettre en question la réalité de mon film. Là, pour le coup, si quelqu’un remet quoi que ce soit en question, je l’enverrai discuter avec un de mes acteurs. Je ne voulais pas des acteurs, je voulais vraiment des personnalités. D’ailleurs pour certaines d’entre elles, nous avons ajouté des éléments comiques. Par exemple, Ludovic s’amuse à dire des horreurs. Il est tellement cool et souriant que de l’entendre dire “fils de pute”, ça nous a bien fait marrer. À cause – ou grâce à ça – tous les gamins reprennent cette réplique. Donc des mômes crient “fils de pute”…. J’espère que les parents ne m’en veulent pas trop. (Rires).
Je veux continuer à surprendre. Continuer à faire bouger les lignes sur le handicap mais aussi sur de nombreux sujets. Auparavant, je ne me suis jamais exprimé pleinement sur des causes qui me tiennent à cœur parce que quand on débute, on a peur, on n’ose peu. Aujourd’hui, ma notoriété peut aussi servir aux autres.
LFC : Avec ce film, vous exprimez votre côté sale môme !
Artus : Cela a toujours été mon truc d’aller sur un ton piquant et d’aller déranger. Je pense que le message passe mieux qu’en le traitant de façon cul-cul. Que ce soit dans les sketchs ou autres, j’ai toujours traité les sujets en allant un peu là où ça fait mal parce que l’humour est pour moi la meilleure façon de faire passer les choses. Si je fais un speech d’une heure pour expliquer pourquoi il ne faut pas être raciste, homophobe ou méchant, je pense qu’on s’ennuie. Si je fais des vannes sur ces trois sujets-là, je pense que cela fait passer le message d’une autre manière. C’est pour ça que cela me tenait à cœur que Clovis Cornillac, qui est le personnage un peu dur, dise “les mongoliens”, “les mongolos” pour parler d’eux. Cela permet de faire prendre conscience aux gens qu’il y a encore un peu de travail à faire.
LFC : Oui, mais nous sentons que les pires personnages peuvent avancer malgré tout.
Artus : Oui, c’est sûr. Même Clovis Cornillac, avant de rejoindre le film, ne savait pas comment aller vers les personnes en situation de handicap. Parce que nous nous mettons des barrières, mais une fois que nous dépassons ce cap, nous nous rendons compte dans les faits que c’est simple. C’est juste de l’ignorance. À partir du moment où vous découvrez la diversité et que tout se passe bien avec celle-ci, c’est plus facile. Je pense que ce film a permis de mettre 11 personnes dans la tête des gens qu’ils n’avaient pas l’habitude de voir et ils se sont aperçus que le rapport avec eux est simple.
Je suis persuadé qu’il y a des milliers de gens dans le monde qui n’ont pas la carte d’handicapé et qui sont pourtant bien plus handicapés que les personnages de mon film.
LFC : Est-ce que vous vous êtes amusé sur le tournage ?
Artus : Je n’ai qu’une hâte, c’est de monter le making-of. Je pense sincèrement que le making-of est mieux que le film tellement nous nous sommes amusés ; c’était tellement lunaire, magique et fou.
LFC : Soyez franc, vous attendiez-vous à un tel succès ?
Artus : Je m’attendais à un bon succès. J’espérais faire au moins 1,5 million d’entrées. D’ailleur, c’est drôle, nous avons parié sur le film avec Jean-Marie Dreujou, qui est mon chef opérateur. Il avait misé sur 4 millions d’entrées pour le film. Bien sûr, je lui avais répondu qu’il était fou. Je n’y croyais pas du tout. Et pour la petite histoire, à l’arrière-plan de la scène où nous nous changeons dans la rue avec Clovis Cornillac, nous avons tagué sur le mur un « 4M » en tant que prédiction. Aujourd’hui, nous avons largement dépassé ces 4 millions et c’est incroyable.
À Paris, il est vrai qu’il y a du snobisme. Nous jugeons plus les œuvres à leur couverture médiatique. Par exemple, Télérama ou toute cette presse-là, au moment où ils ont publié les critiques du film, je savais ce qu’ils allaient dire, c’était prévisible.
LFC : Avec le succès d’aujourd’hui, vous contredisez ceux qui disaient que le film ne pourrait pas attirer les spectateurs avec une telle thématique ?!
Artus : J’espère que d’autres projets arriveront par la suite, que ça leur permettra de davantage réfléchir. Maintenant, je ne veux pas non plus que cela devienne l’inverse et qu’ils se disent qu’il faut réaliser un film avec des handicapés parce qu’il y a moyen de se faire de l’argent. Et malheureusement, c’est tout le danger. Mais si c’est intelligemment fait, oui, j’espère que ça pourra être fait. Cela montre aussi une nouvelle manière de faire du cinéma. Si vous proposez un script qui ne ressemble à rien et qui potentiellement ne pourrait pas fonctionner, je conseille d’aller quand même au bout de l’idée plutôt que de suivre ce que tout le monde fait. Quand j’ai fait ma pièce de théâtre sur les westerns, tout le monde m’a dit que ça ne marcherait pas, que je ferais mieux de faire une pièce avec un couple qui s’engueule sur un canapé, comme tout le monde. Pour le cinéma, c’est pareil.Tout le monde dit que le cinéma français est en train de mourir et qu’il n’intéresse plus personne, mais peut-être que si on ne leur servait pas de la merde, les gens viendraient davantage au cinéma.
LFC : Au sujet du succès de votre film, ressentez-vous un décalage entre Paris et les autres villes de France ?
Artus : Oui, il y a un décalage entre le cinéma populaire et le reste. Pendant longtemps, le mot populaire servait la critique négative. La force d’un artiste est de remplir autant des salles à Paris qu’en province. Sinon, c’est que nous n’avons pas bien fait notre travail. À Paris, il est vrai qu’il y a du snobisme. Nous jugeons plus les œuvres à leur couverture médiatique. Par exemple, Télérama ou toute cette presse-là, au moment où ils ont publié les critiques du film, je savais ce qu’ils allaient dire, c’était prévisible. Le problème, c’est que leur avis est vraiment lié à qui l’a réalisé. Si demain, Dany Boon fait Avatar, ils diront que c’est de la merde. Si James Cameron fait Bienvenue chez les Ch’tis, ils diront que c’est du génie. C’est vraiment une histoire de nom. Il n’y a rien d’original. J’aimerais juste que de temps en temps ils prennent plus de risques. Ce succès aujourd’hui me fait plaisir. Il est rassurant dans une époque où nous essayons de nous monter les uns contre les autres. Ce qui me fait plaisir dans ce film, c’est que dans les salles, les spectateurs peuvent être d’extrême droite, d’extrême gauche, de droite, de gauche, des noirs, des arabes, des blancs, des jeunes, des vieux, des gays… C’est un film qui rassemble avant tout. Nous sommes dans une époque où il faut forcément avoir un camp ou faire partie d’une communauté. Moi, j’ai juste envie d’être avec tout le monde. Je pense que ce film fait du bien pour ça, parce nous oublions un peu qui nous sommes et nous sommes ensemble.
LFC : Ce film, ce n’est pas qu’une comédie au final ?
Artus : C’est aussi une critique de notre monde qui n’est pas assez rassembleur. Aujourd’hui, ce qui est différent dérange. Je pense que c’est une réalité. Vous mettez un trisomique dans un restaurant, les gens le regardent ; vous mettez deux hommes qui s’embrassent dans un restaurant, les gens les regardent. Vous mettez un noir avec une petite blonde, les gens se disent qu’ils ne devraient pas être ensemble. Il y a un truc où dès que ce n’est pas prévu, vous vous prenez des regards. Moi aussi je l’ai vécu. J’ai fait 140 kg, alors dès que vous prenez une assiette de frites, les trois quarts des gens vont vous regarder en mode : “Ah, t’as vu, il a pris des frites.” Bah ouais, j’ai pris des frites. Arrêtons de nous juger maintenant.
LFC : Comment est Artus sur scène, plus trash ?
Artus : Oh oui ! C’est pour cela que je me bats contre les téléphones dans la salle. Je pense que la scène, c’est encore un des rares endroits de libre expression. Maintenant, nous somems face à la mode des portables. Cependant, je tiens vraiment au fait que les gens ne filment pas et qu’ils ne prennent pas de photos. Par exemple, si vous extrayez une phrase de mon spectacle sortie de nulle part, vous pouvez me faire dire tout ce que vous voulez et me faire passer pour qui vous voulez. Alors que la scène permet une véritable liberté. Elle nous aide à transmettre des messages et à appuyer sur certains propos. En l’occurence, au sujet du handicap, j’aborde le sujet de la sexualité, qui est – je pense – encore compliqué à aborder dans un film. Sur scène, j’en parle plus fort.
Nous sommes dans une époque où il faut forcément avoir un camp ou faire partie d’une communauté. Moi, j’ai juste envie d’être avec tout le monde. Je pense que ce film fait du bien pour ça, parce nous oublions un peu qui nous sommes et nous sommes ensemble.
Cela a toujours été mon truc d’aller sur un ton piquant et d’aller déranger.
LFC : Pourquoi ce spectacle s’appelle-t-il simplement One man show ?
Artus : Il s’appelle One man show parce qu’il n’a pas de nom. Comme je sors de quatre ans de pièce de théâtre, je ne voulais pas que les gens aient un doute et qu’ils se disent qu’ils viendraient revoir une autre pièce. Et puis, je vais être honnête avec vous, au moment où nous avons réalisé l’affiche et qu’il nous fallait un titre en urgence, je n’avais pas encore écrit une ligne du spectacle. Donc quand nous ne savons pas, nous mettons One man show..
LFC : De quoi parle ce spectacle ?
Artus : De ma perte de poids, de l’handicap, de sexe – beaucoup parce que je remarque que c’est un gros tabou en France… D’ailleurs, si nous dédramatisions la sexualité, nous réglerions de nombreux problèmes.
LFC : Selon vous, la sexualité est-elle un tabou spécifique à la France ou plutôt un tabou lié à l’époque ?
Artus : Je pense que c’est les deux. Par exemple, quand je pose la question dans la salle : “Qui se masturbe ?”, très peu de gens lèvent la main. C’est très tabou. Au même titre, il n’y a quasiment pas d’éducation sexuelle en France ou très peu. Nous n’expliquons pas aux jeunes ce que c’est qu’un clitoris, ce que c’est qu’un pénis, et c’est fou. Nous ne savons jamais comment aborder le sujet alors que c’est très simple en réalité. C’est pareil, lorsque vous ressentez du désir sexuel pour un mec, tout de suite vous allez entendre “t’es PD !” mais non, rien à voir. Je sais que je suis profondément hétéro mais ça peut m’exciter d’avoir un truc avec un mec et je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas écouter mon corps.
LFC : Nommer les choses est nécessaire, et en même temps, trop le faire n’est-il pas un piège au risque de nous enfermer dans des cases ?
Artus : Je pense que ranger les gens dans des cases ne va pas. Aujourd’hui, nous constatons une sorte de combat par catégorie, comme par exemple, les “LGBTQIA+ contre les hétéros”. Sauf que non, au bout d’un moment, stop, changez de nom et mettez “tout sauf les hétéros”. Je suis anti-symbole. Même chose, quand Netflix crée la rubrique “le cinéma noir”, je dis non parce que c’est raciste. Jamais, nous ne ferions une rubrique “le cinéma blanc”. Donc, arrêtons de nous mettre dans des cases. Nous vivons tous ensemble et tout va bien.
LFC : Votre spectacle, a-t-il une volonté de combattre les idées reçues ?
Artus : Bien sûr, je suis convaincu qu’à force de ranger chacun d’entre nous dans une case, cela nous sépare de plus en plus des uns des autres. C’est contre-productif.
LFC : Êtes-vous optimiste ?
Artus : Je pense sincèrement qu’il y a des gens qui sont foutus et qu’on ne les changera pas. C’est plutôt auprès de la nouvelle génération qu’il faut essayer de faire bouger les lignes. Le tonton raciste que nous avons tous dans toutes les familles, il ne changera pas. Il va mourir en disant que c’est « la faute des noirs », et basta ! Mais chez les jeunes, je pense qu’il y a un truc qui s’ouvre, en tout cas en ce qui concerne la sexualité. Mais le rapport aux autres semble être plus compliqué. Je n’aimerais pas être un jeune aujourd’hui… Quand nous voyons certaines conséquences, nous ne pouvons que constater que nous sommes allés trop loin. Au sujet du mouvement #MeToo, par exemple, c’était nécessaire pour améliorer les conditions des femmes, notamment dans le monde du cinéma, mais nous pouvons aussi remettre en cause les excès. Parfois, nous allons trop loin dans le débat, si bien qu’on en vient à s’interroger sur le fait de savoir si nous avons causé un acte de violence alors que nous avons juste été maladroit dans la séduction, etc. Je crois que pour les jeunes, la question de la séduction se pose de manière constante : comment faire le premier pas sans qu’il y ait des malentendus ?
LFC : Gare aux excès ?
Artus : Aux excès et aux extrêmes, quels qu’ils soient. Dans tous les domaines, les extrêmes sont contre-productifs. Le problème aujourd’hui est aussi les réseaux sociaux qui donnent la parole à tout le monde. Ce qui fait peur, c’est que les personnes qui transmettent l’information ne vont que très rarement la vérifier, certainement par fainéantise. De plus, l’intelligence artificielle ne va pas aider. Tout simplement parce que maintenant nous pouvons faire dire n’importe quoi à n’importe.
LFC : Face au succès, de quoi rêvez-vous professionnellement ?
Artus : Je veux continuer à surprendre. Continuer à faire bouger les lignes sur le handicap mais aussi sur de nombreux sujets. Auparavant, je ne me suis jamais exprimé pleinement sur des causes qui me tiennent à cœur parce que quand on débute, on a peur, on n’ose peu. Aujourd’hui, ma notoriété peut aussi servir aux autres.





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