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	<title>Édito — Le Carnet de La Fringale Culturelle - La Fringale Culturelle Magazine</title>
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	<description>Le mook de toutes les rencontres culturelles</description>
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	<title>Édito — Le Carnet de La Fringale Culturelle - La Fringale Culturelle Magazine</title>
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	<item>
		<title>Les Français et la culture : le grand décrochage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Mangelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 10:27:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito — Le Carnet de La Fringale Culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Français disent aimer la culture. Ils la jugent « essentielle ». Pourtant, ils y vont de moins en moins. Voilà le paradoxe &#8211; et il devient impossible de l’ignorer. On se souvient de l’indignation suscitée en 2020 lorsque les lieux culturels furent classés « non essentiels ». Mais quelques années plus tard, le verdict est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Français disent aimer la culture. Ils la jugent « essentielle ». Pourtant, ils y vont de moins en moins. Voilà le paradoxe - et il devient impossible de l’ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On se souvient de l’indignation suscitée en 2020 lorsque les lieux culturels furent classés « non essentiels ». Mais quelques années plus tard, le verdict est là : sans interdiction, la fréquentation recule quand même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est net. Cinéma, livres, expositions : tout baisse. Et la raison est peut-être la plus inquiétante qui soit. Ce n’est pas un rejet. C’est un désintérêt. Un glissement silencieux vers le « pas envie ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une société happée par l’instantané, la culture paie le prix du temps long. Elle exige de se déplacer, de s’organiser, de se concentrer. Bref, un effort. Aller au cinéma n’est plus un réflexe, mais une décision. Et souvent, une décision remise à plus tard - puis oubliée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2025, seuls 57 % des Français sont allés au cinéma au moins une fois, soit 20 points de moins qu’en 2017. Et ce recul touche tout : musées, patrimoine, lecture. Personne n’est épargné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas d’abord une question d’argent. C’est une question de mode de vie. Fatigue, manque de temps, surcharge mentale, concurrence des plateformes : la culture est reléguée, non pas parce qu’elle ne compte plus, mais parce qu’elle demande trop face à des alternatives immédiates.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas d’abord une question d’argent. C’est une question de mode de vie. Fatigue, manque de temps, surcharge mentale, concurrence des plateformes : la culture est reléguée, non pas parce qu’elle ne compte plus, mais parce qu’elle demande trop face à des alternatives immédiates.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est là que le danger commence. Car une culture que l’on ne vit plus devient une culture abstraite. Et une culture abstraite finit par ne plus faire société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, le défi est simple à formuler : redonner envie. Mais la réponse, elle, est exigeante. Elle suppose de transmettre, de réhabiliter l’effort, de redonner à la culture une place centrale - y compris politiquement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question : qui, aujourd’hui, est prêt à en faire une priorité réelle ?.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dessin réalisé grâce à l’intelligence artificielle </p><p>The post <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/les-francais-et-la-culture-le-grand-decrochage/">Les Français et la culture : le grand décrochage</a> first appeared on <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr">La Fringale Culturelle Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>Martin Parr : le regard tendrement satirique sur notre société</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Mangelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 10:03:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito — Le Carnet de La Fringale Culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Captivante exposition consacrée au photographe et chroniqueur du quotidien Martin Parr, présentée au musée du Jeu de Paume à Paris. Elle met en lumière l’absurdité de notre société, à travers ses excès, ses contradictions et ses errances. Une approche terriblement lucide de notre mode de vie contemporain. Conçue avec l’artiste avant sa disparition brutale le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Captivante exposition consacrée au photographe et chroniqueur du quotidien Martin Parr, présentée au musée du Jeu de Paume à Paris. Elle met en lumière l’absurdité de notre société, à travers ses excès, ses contradictions et ses errances. Une approche terriblement lucide de notre mode de vie contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conçue avec l’artiste avant sa disparition brutale le 6 décembre 2025, l’exposition s’articule en cinq étapes et explore notre rapport au monde contemporain : une terre sacrifiée aux loisirs et aux foires, la société de surconsommation - dont sont scrutés les comportements, de la classe moyenne aux milieux les plus aisés -, le tourisme de masse, nos contradictions esthétiques, notre rapport à l’animal ou encore nos addictions à la technologie. Ce qui frappe d’emblée chez Parr, c’est sa capacité à agresser la rétine par l’usage de couleurs saturées, tout en faisant naître un sourire - voire un éclat de rire - chez le spectateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais de qui rit-on ? C’est là tout le magistère de ce photographe au talent reconnu et à l’approche résolument documentaire : parvenir, par l’ironie, à nous faire rire de nous-mêmes. Ou à nous mettre mal à l’aise. Dans tous les cas, à nous interroger.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">L’art de Martin Parr consiste avant tout à montrer, sans jamais revendiquer. C’est ce qui fait sa singularité : le photographe ne juge pas, il expose. </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L’art de Martin Parr consiste avant tout à montrer, sans jamais revendiquer. C’est ce qui fait sa singularité : le photographe ne juge pas, il expose. Conscient de partager les modes de vie de ses sujets, malgré la portée satirique de son travail, il revendique un attachement profond à son principal objet d’étude : l’humain, quitte à en souligner les travers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Martin Parr avait fini par reconnaître que l’ensemble de son œuvre dialoguait avec la question du changement climatique. Il l’admettait avec une sincérité rare :&nbsp;<em>« On va vers la catastrophe, mais on y va tous ensemble. Personne n’osera interdire la voiture ou les déplacements en avion ».</em>&nbsp;Conscient de l’impact environnemental de son propre mode de vie - notamment de son empreinte carbone -, l’artiste continuait pourtant à prendre régulièrement l’avion et à fréquenter les plages. Refusant toute posture morale qu’il jugerait insincère, il assumait cette contradiction. Une forme d’humilité qui distingue les plus grands.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Martin Parr,<br>Benidorm, Espagne, 1997<br>Copyright Martin Parr / Magnum Photos</p><p>The post <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/martin-parr-le-regard-tendrement-satirique-sur-notre-societe/">Martin Parr : le regard tendrement satirique sur notre société</a> first appeared on <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr">La Fringale Culturelle Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Cas Mazarine Pingeot : une certaine idée du mépris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Mangelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 17:57:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito — Le Carnet de La Fringale Culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le refus de Mazarine Pingeot de participer à un événement culturel — organisé de longue date, de surcroît — au motif d’un changement de majorité municipale, agace. La commune de La Flèche est en effet passée, dimanche dernier, sous gouvernance du Rassemblement national, ce qui a déplu autant à certains électeurs qu’à des… artistes ou [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/cas-mazarine-pingeot-une-certaine-idee-du-mepris/">Cas Mazarine Pingeot : une certaine idée du mépris</a> first appeared on <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr">La Fringale Culturelle Magazine</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Le refus de Mazarine Pingeot de participer à un événement culturel — organisé de longue date, de surcroît — au motif d’un changement de majorité municipale, agace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La commune de La Flèche est en effet passée, dimanche dernier, sous gouvernance du Rassemblement national, ce qui a déplu autant à certains électeurs qu’à des… artistes ou intellectuels. Soyons clairs : qu’un intellectuel défende ses convictions ne pose aucun problème, c’est même légitime ; qu’il boycotte un territoire et, par ricochet, ses habitants, dérange. Une question se pose : la culture n’est-elle pas, au contraire, le lien de la transmission, de l’échange sain et raffiné, du débat, si cher à la vie des démocraties ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mazarine Pingeot déclare qu’avec « ses équipes », la décision d’annuler sa présence a semblé logique. Soit. Mais disons-le aussi franchement : en se retirant, la sanction directe est infligée aux habitants de la commune, notamment à ceux qui n’ont pas voté pour cette majorité. Et quand bien même pour ceux qui ont glissé un bulletin de vote qui déplaît : qui sont donc ces personnes qui refusent le résultat des urnes ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Mais disons-le aussi franchement : en se retirant, la sanction directe est infligée aux habitants de la commune, notamment à ceux qui n’ont pas voté pour cette majorité. Et quand bien même pour ceux qui ont glissé un bulletin de vote qui déplaît : qui sont donc ces personnes qui refusent le résultat des urnes ?</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">En confondant tout, les intellectuels deviennent les meilleurs représentants de ce qu’ils pensent combattre. À trop vouloir s’afficher du « bon côté », le risque est réel de déserter durablement le terrain culturel, qui a pourtant besoin de toutes les forces vives pour faire vivre l’esprit républicain. Tel est ce que l’on attend d’une figure dite intellectuelle : ni une rébellion enfantine, ni une posture précieuse et faussement sincère, qui, en plus de nuire au monde intellectuel dans son ensemble, dessert le but premier d’une démocratie : faire naître la contradiction, et plus largement, la réflexion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mazarine Pingeot n’est pas la première. Et, hélas, ne sera pas la dernière. Les intellectuels se trompent aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dessin généré par l'IA</p><p>The post <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/cas-mazarine-pingeot-une-certaine-idee-du-mepris/">Cas Mazarine Pingeot : une certaine idée du mépris</a> first appeared on <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr">La Fringale Culturelle Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Rosalia face au procès de l&#8217;inspiration</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Mangelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 10:19:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito — Le Carnet de La Fringale Culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’elle a démarré sa tournée en France, d’abord à Lyon puis à Paris, l’artiste, grandement inspirée par l’art en général, a fait face à une situation embarrassante, qui démontre que la morale a définitivement investi les jeunes esprits. Face à l’écrivaine Mariana Enriquez, femme de lettres argentine, l’artiste a déclaré être « amoureuse du [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/rosalia-face-au-proces-de-linspiration/">Rosalia face au procès de l’inspiration</a> first appeared on <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr">La Fringale Culturelle Magazine</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’elle a démarré sa tournée en France, d’abord à Lyon puis à Paris, l’artiste, grandement inspirée par l’art en général, a fait face à une situation embarrassante, qui démontre que la morale a définitivement investi les jeunes esprits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’écrivaine Mariana Enriquez, femme de lettres argentine, l’artiste a déclaré être « amoureuse du travail » de Picasso. Figure picturale célèbre dans le monde entier, l’œuvre cubiste du maître se retrouve aujourd’hui au cœur d’un procès moral. En effet, à la question « faut-il séparer l’œuvre de l’artiste ? », Rosalia — avec laquelle on peut pourtant être d’accord — avait répondu : oui. Mais face au risque de backlash de sa communauté, la chanteuse a finalement considéré qu’elle s’était « trompée ». On le sait, Picasso n’était pas tendre envers ses compagnes, par ailleurs souvent ses inspiratrices. Rosalia a ainsi affirmé « condamner les abus ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que la chanteuse fait face au mécontentement de ses admirateurs sur les réseaux sociaux. Déjà, lors de son silence face au conflit en Palestine, les internautes l’avaient jugée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais admirer un génie, fut-il le plus abject dans sa personnalité, reviendrait-il à cautionner ses zones d’ombre ? La confusion est là. S’inspirer n’est pas absoudre. L’histoire de l’art repose sur des filiations complexes, souvent imparfaites. Exiger des artistes qu’ils ne citent que des figures moralement irréprochables reviendrait à assécher toute création.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Mais admirer un génie, fut-il le plus abject dans sa personnalité, reviendrait-il à cautionner ses zones d’ombre ? La confusion est là. S’inspirer n’est pas absoudre. L’histoire de l’art repose sur des filiations complexes, souvent imparfaites. Exiger des artistes qu’ils ne citent que des figures moralement irréprochables reviendrait à assécher toute création.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">À vouloir purifier les références, on risque surtout de stériliser l’inspiration. Et de perdre ce qui fait pourtant la richesse même de la culture : sa complexité. Rosalia aurait dû tenir le cap. Dommage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Photo de Philippe Matsas</p><p>The post <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/rosalia-face-au-proces-de-linspiration/">Rosalia face au procès de l’inspiration</a> first appeared on <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr">La Fringale Culturelle Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Bataille culturelle : le débat remplacé par la guerre</title>
		<link>https://www.lafringaleculturelle.fr/bataille-culturelle-le-debat-remplace-par-la-guerre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Mangelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 07:15:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito — Le Carnet de La Fringale Culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une bataille assumée se joue aujourd’hui dans la culture, opposant la droite conservatrice et la gauche radicale autour de deux acteurs majeurs : Vincent Bolloré et Mathieu Pigasse. Certains y verront peut-être un signe encourageant dans une société démocratique où le débat constitue le cœur du fonctionnement intellectuel et politique. Pourtant, ce qui se dessine [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Une bataille assumée se joue aujourd’hui dans la culture, opposant la droite conservatrice et la gauche radicale autour de deux acteurs majeurs : Vincent Bolloré et Mathieu Pigasse. Certains y verront peut-être un signe encourageant dans une société démocratique où le débat constitue le cœur du fonctionnement intellectuel et politique. Pourtant, ce qui se dessine ici ressemble moins à une discussion fertile qu’à une guerre de positions, où chacun campe sur son territoire idéologique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, ce qui se dessine ici ressemble moins à une discussion fertile qu’à une guerre de positions, où chacun campe sur son territoire idéologique.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">À la faveur de slogans souvent radicaux tels que&nbsp;<em>« Déborder Bolloré »,</em>&nbsp;la guerre — si l’on peut utiliser ce mot fort — n’a jamais paru aussi omniprésente dans le secteur culturel et médiatique. Et souvent pour le pire. Lors d’un échange avec Valérie Benaïm, celle-ci confiait qu’une lectrice potentielle de sa récente parution lui avait écrit sur les réseaux sociaux qu’elle l’appréciait beaucoup, mais qu’elle ne pourrait pas acheter son livre au motif qu’il paraissait chez Fayard, maison d’édition qui a notamment publié les deux derniers ouvrages de Jordan Bardella. Mais une maison d’édition représente-t-elle forcément les idées de tous ses auteurs ? Dans un système éditorial aussi vaste, les catalogues accueillent chaque année des ouvrages bons ou mauvais, audacieux ou consensuels, portés par des sensibilités parfois très éloignées les unes des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre épisode récent a fait trembler les feuilles de choux journalistiques : l’annonce par Gallimard que Boualem Sansal quittait sa maison d’origine pour rejoindre Grasset, appartenant au groupe Bolloré depuis son rachat en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Choc ! Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de&nbsp;<em>Libération</em>, évoquait alors un « signal tragique ». Grasset demeure pourtant une maison aux plumes remarquables et aux opinions politiques contrastées, voire même souvent situées à… gauche. La maison abrite notamment des auteurs tels que Sorj Chalandon, Tania de Montaigne ou encore Laure Adler. On repassera pour des personnalités conservatrices…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, ces polémiques disent moins la puissance d’un camp que la peur du débat. Une peur telle que, dans certains milieux culturels, la balance ne semble plus pouvoir pencher que d’un seul côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Photo de Philippe Matsas</p><p>The post <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/bataille-culturelle-le-debat-remplace-par-la-guerre/">Bataille culturelle : le débat remplacé par la guerre</a> first appeared on <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr">La Fringale Culturelle Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>L’histoire n’a jamais manqué de femmes remarquables.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Mangelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 13:20:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito — Le Carnet de La Fringale Culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="et_pb_section_1 et_pb_section et_section_regular et_block_section"><div class="et_pb_row_1 et_pb_row et_block_row"><div class="et_pb_column_1 et_pb_column et_pb_column_4_4 et-last-child et_block_column et_pb_css_mix_blend_mode_passthrough"><div class="et_pb_text_1 et_pb_text et_pb_bg_layout_light et_pb_module et_block_module"><div class="et_pb_text_inner"><p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>À chaque polémique sur la représentation des personnages historiques, la tentation de la réécriture — souvent hors contexte — revient sans cesse. Dernier exemple en date : à Glasgow, en février dernier, une pièce de théâtre de George Bernard Shaw montrait Jeanne d’Arc en… femme noire. Est-ce vraiment la bonne voie ?</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:quote --></p>
<blockquote class="wp-block-quote"><p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Car l’histoire n’a jamais manqué de femmes remarquables. Ce qui a manqué, c’est la place qu’on leur a accordée dans le récit collectif.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p></blockquote>
<p><!-- /wp:quote --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Les exemples ne manquent pourtant pas. Olympe de Gouges en est une parfaite illustration. Autrice, en 1791, de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, pionnière du féminisme politique, elle fut guillotinée pendant la Révolution française. Pendant près de deux siècles pourtant, son nom resta dans l’ombre, balayé par le silence de l’oubli.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Plutôt que de transformer les figures déjà consacrées, il serait sans doute plus fécond de sortir de l’ombre celles qui ont réellement existé. La révolutionnaire Louise Michel, la socialiste Flora Tristan, la physicienne Émilie du Châtelet, ou encore la résistante et militante Joséphine Baker, entrée au Panthéon en 2023. Toutes ont contribué, chacune à leur manière, à l’histoire de France.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
<p><!-- wp:paragraph --></p>
<p>L’histoire n’a nul besoin d’être corrigée — c’est même tout le piège. Mais elle a besoin d’être complétée. Bien que ce mot sonne parfois faux, la diversité n’est pas une invention contemporaine. Elle est au cœur des archives qui déroulent notre histoire, avec ses bonnes surprises : toutes ces combattantes oubliées qui méritent de retrouver la lumière. Il suffit de tourner les pages et de les lire. Encore faut-il en avoir la volonté.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>
</div></div></div></div></div><p>The post <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/lhistoire-na-jamais-manque-de-femmes-remarquables/">L’histoire n’a jamais manqué de femmes remarquables.</a> first appeared on <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr">La Fringale Culturelle Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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		<title>César 2026 : la cérémonie (presque) parfaite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Mangelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 23:13:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito — Le Carnet de La Fringale Culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En vraie surprise, la cérémonie des César 2026 s’est déroulée agréablement, jusqu’à ce moment — pourtant essentiel et très attendu — de l’hommage à feue l’actrice Brigitte Bardot. Devant Jim Carrey, venu recevoir un César d’honneur, et tandis qu’il revêtait le costume culte porté par l’acteur dans The Mask, Benjamin Lavernhe a su habiter pleinement son rôle, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">En vraie surprise, la cérémonie des César 2026 s’est déroulée agréablement, jusqu’à ce moment — pourtant essentiel et très attendu — de l’hommage à feue l’actrice Brigitte Bardot.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Devant Jim Carrey, venu recevoir un César d’honneur, et tandis qu’il revêtait le costume culte porté par l’acteur dans<em> The Mask,</em> Benjamin Lavernhe a su habiter pleinement son rôle, tout en rendant hommage au cinéma… populaire. Son interprétation, reprenant plusieurs scènes devenues cultes du film (1994), était jubilatoire.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, Benjamin Lavernhe, qui avait endossé le costume de maître de cérémonie, a lancé la soirée avec un dynamisme communicatif. Devant Jim Carrey, venu recevoir un César d’honneur, et tandis qu’il revêtait le costume culte porté par l’acteur dans<em>&nbsp;The Mask,</em>&nbsp;Benjamin Lavernhe a su habiter pleinement son rôle, tout en rendant hommage au cinéma… populaire. Son interprétation, reprenant plusieurs scènes devenues cultes du film (1994), était jubilatoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’ensemble, la soirée a tenu plusieurs belles promesses, à commencer — ô surprise ! — par celle de rendre hommage au cinéma et aux nombreux métiers qui composent l’industrie. On retiendra ce moment suspendu : le chanteur M, guitare en main, reprenant des musiques de films célèbres et populaires tels que&nbsp;<em>Le Grand Blond avec une chaussure noire</em>, tandis que des images étaient projetées sur scène. Ou encore le sketch, très drôle, en hommage aux costumes, porté par deux illustres visages de la Comédie-Française — Marina Hands et <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/produit/lfc-39-scream-7/)" title="">Pauline Cléme</a><a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/produit/lfc-39-scream-7/)" target="_blank" rel="noopener" title="">nt</a> (en interview dans le numéro 39 de janvier février mars 2026). Séquence hilarante également pour évoquer l’art du montage : on a ainsi fait croire à l’"enlèvement” de <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/produit/lfc-22-manu-payet/" title="">Manu Payet (en cover du numéro 22)</a>, en plein spectacle au Théâtre Édouard VII, pour le faire réapparaître sur la scène de l’Olympia, où se tenait la cérémonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme de coutume, la soirée a été ponctuée de messages militants et politiques. Camille Cottin, vêtue d’une sublime robe couture Dior, a chaussé une paire d’aviateur — clin d’œil à&nbsp;<em>Top Gun&nbsp;</em>— pour rappeler que « l’art est fragile » et qu’il mérite d’être « protégé », évoquant notre système d’exception culturelle, garant d’une production cinématographique foisonnante en France. <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/produit/lfc-13-i-gerard-et-manu-lanvin/" title="">Pierre Lottin (à lire dans nos archives, interview dans le numéro 13)</a>, lauréat d’un prix, arborait un badge de soutien au peuple iranien, durement réprimé en janvier dernier. Et Isabelle Adjani, à la diction toujours impeccable, a invité « tous les hommes » de la salle à se lever : tous ceux qui soutiennent les femmes afghanes et iraniennes, entre autres, dans leur combat.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Isabelle Adjani, à la diction toujours impeccable, a invité « tous les hommes » de la salle à se lever : tous ceux qui soutiennent les femmes afghanes et iraniennes, entre autres, dans leur combat.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Hélas, il fallait bien une scène plus crispante pour le téléspectateur. Celle qui a succédé à la séquence — pourtant émouvante et belle — consacrée au septième art et à l’actrice que fut Brigitte Bardot, et quelle actrice ! Si une personne a scandé « raciste », d’autres ont cru bon de huer l’hommage rendu à celle qui fut, en son temps, l’une des plus belles femmes du monde. Une chose est certaine : malgré les bonnes intentions des uns, d’autres, souvent confortablement installés dans leur fauteuil de velours rouge, viennent toujours jouer les trouble-fêtes. Des rebellocrates qui ne savent être que les rabat-joie de l’instant présent, sans autre perspective que celle de tout gâcher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais soyons francs : la soirée fut belle. Belle comme le cinéma. Et comme BB.</p><p>The post <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr/cesar-2026-la-ceremonie-presque-parfaite/">César 2026 : la cérémonie (presque) parfaite</a> first appeared on <a href="https://www.lafringaleculturelle.fr">La Fringale Culturelle Magazine</a>.</p>]]></content:encoded>
					
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